Pourquoi je me considère comme éleveuse…
et pas vendeuse
Quand on me demande ce que je fais, je réponds souvent que j’élève des Phidippus regius.
Et très vite, certaines personnes disent :
“Ah donc tu vends des araignées.”
Techniquement oui.
Mais dans ma façon de voir les choses, ce n’est pas du tout la même chose.
Je ne me considère pas comme une vendeuse.
Je me considère comme une éleveuse.
La nuance est importante pour moi
Vendre un animal et élever un animal, ce n’est pas la même chose
Je m'explique:
Vendre un animal, c’est simplement une transaction :
on paie, on repart avec l’animal.
Élever, c’est autre chose.
C’est :
- s’occuper des reproductions
- suivre les naissances
- veiller à la santé des animaux
- les observer
- apprendre à connaître leurs comportements.
Et surtout le plus important, c’est se sentir responsable de ce qu’ils deviennent ensuite.
Le bien-être avant tout
Quand on élève des animaux, la priorité reste leur bien-être.
Cela veut dire :
- de bonnes conditions d’élevage
- des installations adaptées
- une alimentation correcte
- et beaucoup, beaucup d’observation.
Chaque araignée est un être vivant, avec ses particularités.
Certaines sont très curieuses.
D’autres sont plus discrètes ou peureuses.
Avec le temps, on apprend à reconnaître leurs habitudes, leurs réactions, leurs petits comportements.
Le suivi des adoptants
Un point qui me tient particulièrement à cœur, c’est le suivi après adoption.
Quand quelqu’un adopte une Phidippus, l’histoire ne s’arrête pas au moment où l’animal quitte l’élevage.
Les adoptants ont souvent des questions :
- “Elle ne mange pas, c’est normal ?”
- “Elle est dans son cocon depuis plusieurs jours.”
- “Elle a changé de couleur.”
Et c’est normal. Quand on débute, beaucoup de choses peuvent inquiéter.
C’est pour ça que je reste disponible pour répondre, expliquer et rassurer.
Parce qu’adopter un animal, même petit, reste une responsabilité.
Parfois, je refuse de vendre
C’est aussi une différence importante entre vendre et élever.
Il m’est déjà arrivé de refuser certaines ventes.
Pas par méchanceté, mais simplement parce que je sentais que la personne :
- n’était pas vraiment impliquée ou pas préparée
- n’écoutait qu’à moitié les conseils sur le maintien
- ou ne semblait pas prendre la responsabilité au sérieux.
Il m’est aussi arrivé qu’une personne veuille reprendre une araignée chez moi après en avoir déjà fait mourir trois en quelques mois.
Dans ces cas-là, je préfère dire non.
Parce que pour moi, une Phidippus n’est pas un objet que l’on remplace simplement.
C’est un être vivant, et ce n'est pas sous pretexte que c'est pas cher qu'on peut minimiser sa vie.
Partager une passion
Au fond, ce que j’essaie surtout de transmettre, c’est une passion.
Les Phidippus sont souvent mal comprises.
Beaucoup de personnes ont peur des araignées.
Et pourtant, quand on prend le temps de les observer, on découvre un animal :
- curieux
- fascinant
- attachant.
Si je fais tout ça aujourd’hui, ce n’est pas simplement pour vendre des araignées.
C’est aussi pour changer le regard que les gens portent sur elles.
Une petite araignée… et beaucoup de responsabilités
Quand quelqu’un adopte une Phidippus regius, il ne repart pas juste avec un animal.
Il repart avec :
- un être vivant
- une responsabilité
- et souvent beaucoup de questions.
C’est pour ça que je préfère dire que je suis éleveuse.
Parce qu’au-delà de l’adoption, il y a tout ce qui vient avant…
et tout ce qui continue après.
Dans un prochain article, je vous expliquerai pourquoi je répond même aux messages à 23h.