La Phidippus regius, aussi appelée araignée sauteuse royale, est une araignée fascinante, curieuse et généralement facile à observer. Son élevage demande néanmoins de respecter plusieurs éléments essentiels : un terrarium adapté à son stade, une température stable, une bonne ventilation, une hydratation régulière et des proies correctement dimensionnées.
Dans ce guide complet, nous vous expliquons comment maintenir une Phidippus regius de ses premiers stades jusqu’à l’âge adulte. Vous trouverez notamment des conseils sur le choix du terrarium, la température, l’humidité, l’alimentation, les mues, le sexage et les principaux signes à surveiller.
Les informations présentées dans ce guide reposent sur notre expérience quotidienne d’éleveurs, nos reproductions, nos observations et le suivi de nombreux spécimens. Il ne s’agit pas de prétendre qu’une seule méthode est possible, mais de partager celle qui nous permet d’obtenir de très bons résultats et de limiter les pertes prématurées.
• Quel terrarium choisir selon le stade ?
• Quelle température maintenir ?
• Quelle humidité est nécessaire ?
• Comment nourrir une Phidippus regius ?
• Comment reconnaître une prémue ?
• Comment se déroule une mue ?
• À partir de quel stade peut-on la sexer ?
• Comment reconnaître un mâle et une femelle ?
• Quelle est sa durée de vie ?
• Quelles sont les erreurs les plus fréquentes ?
Dans cette vidéo réalisée avec Dorian TD, nous partageons nos méthodes d’élevage, nos astuces et nos réponses aux questions les plus fréquentes sur les Phidippus. Elle constitue un bon complément aux informations détaillées dans ce guide.
Le terrarium d’une Phidippus regius doit être adapté à son stade de développement. Un terrarium trop grand peut compliquer la chasse et la surveillance d’un jeune individu, tandis qu’un espace trop petit devient inadapté à mesure que l’araignée grandit.
La Phidippus construit généralement sa loge de repos et de mue dans la partie haute de son habitat. Il est donc préférable de choisir un terrarium dont l’ouverture ne détruit pas systématiquement cette loge. Une bonne ventilation, notamment grâce à des aérations latérales, est également indispensable afin d’éviter une humidité stagnante.
À ces premiers stades, la Phidippus est encore très petite. Elle doit pouvoir repérer facilement ses proies et être observée sans difficulté. Un petit terrarium bien ventilé est donc préférable.
Nous conseillons généralement un habitat d’environ 5 à 9 cm de côté, selon la taille réelle de l’araignée et son aptitude à chasser. Les drosophiles doivent rester facilement accessibles.
À partir de L5, la Phidippus devient plus grande, plus mobile et capable de capturer des proies plus importantes. Elle peut alors rejoindre un terrarium intermédiaire, à condition qu’elle chasse correctement et qu’elle puisse encore accéder facilement à sa nourriture.
Un terrarium d’environ 9 à 16 cm peut convenir selon sa conception, son aménagement et la taille du spécimen.
À partir de L7, ou lorsque la Phidippus approche du stade subadulte, elle peut généralement être installée dans son terrarium définitif.
Un terrarium d’environ 15 à 20 cm de côté offre suffisamment d’espace pour se déplacer, chasser et construire plusieurs loges, sans devenir excessivement vaste.
• Une hauteur suffisante, car la Phidippus vit principalement en hauteur.
• Une ventilation efficace, de préférence latérale ou croisée.
• Une ouverture qui préserve sa loge située dans la partie supérieure.
• Des supports permettant de grimper et de construire sa toile.
• Un accès simple pour nourrir et hydrater l’araignée.
• Une taille adaptée au stade et aux capacités de chasse du spécimen.
Important : les indications de taille restent des repères. Le comportement, la taille réelle et les capacités de chasse de chaque Phidippus doivent toujours être pris en compte.
La Phidippus regius apprécie une température relativement chaude en journée, avec une légère baisse pendant la nuit. Une température stable favorise son activité, sa digestion, sa croissance et le bon déroulement des mues.
Pour un maintien optimal, nous conseillons généralement une température comprise entre 22 et 28 °C le jour, avec un idéal autour de 24 à 25 °C, puis entre 19 et 22 °C la nuit.
Un tapis chauffant peut être utile lorsque la température de la pièce est insuffisante. Il doit être placé sur le côté ou à l’arrière du terrarium, jamais en dessous, car la Phidippus vit principalement dans la partie haute de son habitat.
Le tapis ne doit pas être collé directement contre le terrarium. Un léger espace doit être conservé afin d’éviter une accumulation excessive de chaleur et de permettre sa diffusion.
La température doit être mesurée à proximité du terrarium à l’aide d’un thermomètre fiable. Il ne faut pas se fier uniquement à la température annoncée dans la pièce, car une lampe, un tapis chauffant, une fenêtre ou un meuble peuvent créer une zone beaucoup plus chaude.
Avant d’installer l’araignée, il est préférable de faire fonctionner le terrarium pendant plusieurs jours afin de vérifier que les paramètres restent stables, aussi bien le jour que la nuit.
Une chaleur excessive peut provoquer une déshydratation rapide, une forte agitation, une perte d’appétit, des difficultés pendant la mue et, dans les cas les plus graves, la mort de l’araignée.
Dès que la température approche ou dépasse 30 °C, il faut surveiller attentivement le terrarium, couper les sources de chaleur inutiles et déplacer l’installation dans une pièce plus fraîche.
La stabilité est plus importante qu’une chaleur maximale : mieux vaut une température régulière de 24 °C qu’un terrarium qui alterne entre des périodes trop froides et des pics de chaleur.
La Phidippus regius a besoin d’une humidité modérée, associée à une bonne ventilation. Le but n’est pas de maintenir le terrarium constamment humide, mais de permettre à l’araignée de boire régulièrement tout en évitant la stagnation de l’eau.
En dehors des périodes de mue, une hygrométrie comprise entre 55 et 75 % convient généralement. Pendant une prémue ou une mue, elle peut être temporairement augmentée autour de 70 à 80 %, sans détremper le terrarium.
Pulvérisez légèrement une ou deux parois latérales afin de former de petites gouttelettes que l’araignée pourra boire. Évitez de pulvériser directement sur elle, sur sa loge ou en grande quantité dans le substrat.
La fréquence dépend de la température, de la ventilation et de la vitesse à laquelle les gouttelettes sèchent. Le terrarium doit pouvoir sécher entre deux pulvérisations.
Un hygromètre peut donner une indication, mais il ne doit pas remplacer l’observation du terrarium. Les petits modèles peuvent manquer de précision ou afficher une humidité très différente selon leur emplacement.
Il est surtout important de vérifier que l’air circule correctement, que les parois ne restent pas couvertes de condensation et que le substrat n’est pas constamment détrempé.
Une humidité trop élevée et permanente favorise la condensation, les moisissures et le développement d’acariens. Elle peut également rendre l’environnement malsain lorsque la ventilation est insuffisante.
Si les parois restent mouillées pendant plusieurs heures ou si le substrat ne sèche jamais, réduisez les pulvérisations et vérifiez les aérations.
Lorsqu’une Phidippus se prépare à muer, elle s’enferme généralement dans une loge de soie plus épaisse et peut cesser de s’alimenter. Une hydratation régulière est alors importante, mais il ne faut jamais ouvrir, déplacer ou pulvériser directement sa loge.
Maintenez simplement une humidité légèrement plus élevée autour du terrarium, sans excès et sans intervention inutile.
Une bonne humidité repose sur l’équilibre entre hydratation et ventilation : le terrarium ne doit être ni trop sec en permanence, ni constamment humide.
La Phidippus regius se nourrit de petites proies vivantes adaptées à sa taille. Le choix des proies dépend principalement de son stade, de sa taille réelle et de ses capacités de chasse.
Il est préférable de proposer une proie suffisamment petite pour être maîtrisée facilement. Une proie trop grosse ou trop agressive peut blesser l’araignée, notamment lorsqu’elle approche d’une mue.
ne Phidippus est généralement nourrie environ deux à trois fois par semaine, mais cette fréquence doit surtput être adaptée à son abdomen, à son âge, à son activité et à la taille des proies proposées.
Une araignée dont l’abdomen est déjà bien arrondi n’a pas besoin d’être nourrie immédiatement. À l’inverse, un abdomen fin peut indiquer qu’un repas est nécessaire.
• L2 à L3 : drosophiles melanogaster.
• L3 à L4 : drosophiles hydei.
• L5 à L7 : mouches Pinkie, petits grillons sous surveillance.
• À partir de L7 : mouches bleues, mouches Lucilia blattes et grillons adaptés sous surveillance. (grillons à éviter si vous ne savez pas gerer une invasion d'acariens)
• En dépannage uniquement : vers Pinkie ou asticots, lorsqu’aucune proie plus adaptée n’est disponible.
Les grillons peuvent se défendre, mordre ou rester cachés dans le décor. Ils ne doivent jamais être laissés sans surveillance dans le terrarium, surtout si la Phidippus refuse de chasser ou se prépare à muer.
Toute proie non consommée doit être retirée rapidement.
L’abdomen constitue un bon indicateur. Après un repas, il devient généralement plus rond et plus volumineux. Il faut cependant éviter de rechercher un abdomen excessivement gonflé.
Une alimentation trop abondante peut augmenter les risques de chute, de blessure abdominale et compliquer certaines mues.
Faut-il nourrir une Phidippus en prémue ?
Une Phidippus en prémue cesse souvent de manger et reste dans une loge de soie plus épaisse. Dans ce cas, ne forcez pas le nourrissage et ne déposez pas de proie dans sa loge.
Retirez toute proie présente et laissez l’araignée au calme jusqu’à la fin de sa mue et au durcissement complet de son nouvel exosquelette.
Attention : trop nourrir une Phidippus peut être dangereux. La taille de l’abdomen doit toujours guider la fréquence des repas.
La prémue correspond à la période pendant laquelle la Phidippus regius se prépare à changer d’exosquelette. Sa durée varie selon le stade, l’individu et les conditions de maintien.
Durant cette période, l’araignée modifie souvent son comportement. Elle devient moins active, refuse parfois de s’alimenter et passe davantage de temps dans sa loge.
Les principaux signes de prémue
• Refus de s’alimenter, parfois pendant plusieurs jours.
• Activité réduite et déplacements moins fréquents.
• Construction d’une loge de soie plus épaisse et plus opaque.
• Temps prolongé passé à l’intérieur de la loge.
• Abdomen pouvant paraître plus sombre selon le stade et l’individu.
• Absence de réaction face aux proies habituellement acceptées.
Un refus de nourriture ne signifie pas automatiquement que l’araignée est malade. Lorsqu’il est accompagné de la construction d’une loge épaisse et d’une baisse d’activité, la prémue est souvent l’explication la plus probable.
La Phidippus réalise généralement sa mue à l’intérieur de sa loge de soie. Elle s’extrait progressivement de son ancien exosquelette, appelé exuvie, puis reste immobile le temps que son nouveau corps durcisse.
Cette étape est particulièrement délicate. Toute intervention, vibration importante ou présence d’une proie peut la mettre en danger.
• Ne pas ouvrir ou déplacer inutilement le terrarium.
• Ne jamais détruire ou ouvrir la loge.
• Retirer les proies encore présentes dans le terrarium.
• Ne pas pulvériser directement sur la loge.
• Maintenir une hydratation légère sur une paroi éloignée.
• Laisser l’araignée sortir seule lorsqu’elle est prête.
Après la mue, les chélicères, les crochets et le nouvel exosquelette restent mous pendant un certain temps. Il ne faut donc pas proposer immédiatement une proie.
Attendez que l’araignée soit sortie de sa loge, qu’elle se déplace normalement et que ses crochets aient retrouvé une coloration foncée. Le temps nécessaire varie selon le stade : les jeunes durcissent généralement plus rapidement que les individus subadultes ou adultes.
Il n’est pas nécessaire de retirer immédiatement l’exuvie. Certaines Phidippus la poussent naturellement hors de leur loge après plusieurs jours.
Retirez-la uniquement lorsqu’elle est facilement accessible, sans toucher à la loge et sans déranger l’araignée.
Une loge fermée ne doit jamais être ouverte pour vérifier si l’araignée va bien : pendant la prémue et la mue, le calme reste la meilleure intervention.
Le sexage d’une Phidippus regius n’est pas toujours possible lorsqu’elle est encore très jeune. Avant un certain stade, les différences physiques entre les mâles et les femelles sont insuffisantes pour donner une réponse fiable.
La couleur seule ne permet pas de déterminer le sexe avec certitude. Certaines femelles peuvent être très foncées et certains jeunes mâles peuvent encore présenter des couleurs proches de celles des femelles.
Le sexage commence généralement à devenir possible autour des stades L5 ou L6, selon la taille et le développement du spécimen. Il reste néanmoins parfois nécessaire d’attendre une mue supplémentaire pour confirmer le sexe.
Chez un individu L3 ou L4, toute annonce certaine d’un mâle ou d’une femelle doit donc être considérée avec prudence.
Chez une femelle suffisamment développée, on peut observer une zone plus marquée sous l’abdomen, à l’emplacement de la future épigyne.
À l’âge adulte, l’épigyne est visible sous l’abdomen sous la forme d’une petite structure sombre et brillante. Sa présence confirme que la femelle a atteint sa maturité sexuelle.
Au fil des mues, les pédipalpes du mâle deviennent plus volumineux. Chez le mâle adulte, leur extrémité est nettement renflée et peut être comparée à de petits gants de boxe.
Les mâles adultes présentent également souvent une silhouette plus fine et des pattes antérieures plus longues, mais ces critères ne doivent pas être utilisés seuls.
Peut-on déterminer le sexe grâce à la couleur ?
La coloration peut donner une orientation chez certains individus, mais elle ne constitue jamais une preuve suffisante à elle seule.
Les jeunes Phidippus peuvent changer fortement d’apparence au fil des mues. Une araignée claire peut foncer, tandis que les couleurs et les motifs peuvent également évoluer jusqu’au stade adulte.
Le développement n’est pas identique chez tous les individus. Deux Phidippus du même stade annoncé peuvent avoir une taille ou une maturité physique différentes.
Une photo floue, un mauvais angle ou l’absence de vue sous l’abdomen peut également empêcher toute identification fiable. Dans le doute, il est préférable d’attendre la mue suivante plutôt que d’annoncer un sexe au hasard.
Chez une jeune Phidippus, il est plus honnête de dire que le sexe est encore indéterminé que de promettre une femelle sans signe physique suffisamment fiable.
La durée de vie d’une Phidippus regius varie selon le sexe, les conditions de maintien, le niveau de stress, l’alimentation et le rythme de croissance.
Avec l’expérience, je constate qu’elles peuvent vivre beaucoup plus longtemps que ce qui est souvent annoncé, à condition de limiter les manipulations, d’éviter le stress inutile et de leur offrir des paramètres stables.
Dans mon élevage, je parviens régulièrement à conserver :
Ces durées ne sont pas garanties pour chaque individu, mais elles montrent qu’une Phidippus bien maintenue peut vivre nettement plus longtemps que les estimations souvent reprises.
Une fois adultes, les mâles deviennent généralement plus actifs et peuvent passer davantage de temps à chercher une femelle. Ils s’alimentent parfois moins régulièrement et dépensent plus d’énergie.
Leur durée de vie post-imago reste donc souvent plus courte que celle des femelles, même dans de bonnes conditions.
Non. Deux individus issus de la même ponte peuvent évoluer à des rythmes très différents.
La fréquence des mues dépend notamment de la température, de l’alimentation, du sexe et du développement propre à chaque araignée. Certaines peuvent rester plusieurs mois sans muer, notamment à l’approche du stade adulte.
• Éviter les manipulations répétées.
• Limiter les vibrations et les sources de stress.
• Maintenir une température stable.
• Éviter les excès de chaleur.
• Adapter les repas à la taille de l’abdomen.
• Assurer une hydratation régulière sans excès.
• Respecter les périodes de prémue et de mue.
• Utiliser un terrarium sécurisé et adapté au stade.
Une Phidippus âgée peut devenir moins active, chasser moins facilement et passer davantage de temps dans sa loge. Ses déplacements peuvent également devenir plus lents ou moins précis.
Ces changements doivent toujours être observés dans leur ensemble, car une baisse d’activité peut aussi être liée à une prémue, à une température trop basse ou à une période de repos.
La longévité dépend beaucoup de l’individu, mais notre expérience montre qu’une maintenance calme, stable et sans manipulations inutiles peut réellement prolonger la vie d’une Phidippus.
La Phidippus regius est souvent décrite comme curieuse et relativement calme. Cela ne signifie cependant pas qu’elle apprécie ou qu’elle a besoin d’être manipulée.
La manipulation n’apporte aucun bénéfice indispensable à l’araignée. Elle doit donc rester occasionnelle et ne jamais être imposée.
Même une Phidippus habituée à la présence humaine peut effectuer un saut imprévisible. Une chute, un geste brusque ou une tentative pour la rattraper peut provoquer une blessure.
Les principaux risques sont :
• Une chute depuis une hauteur importante.
• Une blessure de l’abdomen.
• Une fuite difficile à gérer.
• Un stress inutile.
• Une mauvaise manipulation pendant une prémue.
• Un écrasement accidentel en essayant de la récupérer.
Une Phidippus qui s’éloigne, fuit, se plaque contre une surface, lève ses pattes antérieures ou adopte des mouvements brusques ne doit pas être sollicitée davantage.
Il ne faut jamais la pousser, la saisir avec les doigts ou souffler sur elle pour la faire avancer.
Pour un changement de terrarium ou une intervention nécessaire, il est préférable de la guider doucement dans un récipient sécurisé.
Vous pouvez utiliser :
• Une petite boîte transparente.
• Un pinceau très souple pour l’orienter sans la toucher brutalement.
• Une ouverture placée directement face au nouveau terrarium.
• Un espace fermé afin de limiter les risques de fuite.
Le déplacement doit être réalisé calmement, sans gestes rapides.
Non. Une Phidippus qui reste dans une loge épaisse, refuse de manger ou montre des signes de prémue ne doit jamais être manipulée.
Il faut également éviter toute manipulation dans les jours suivant une mue, car son nouvel exosquelette et ses crochets sont encore fragiles.
Dans mon élevage, je limite volontairement les manipulations. je constate qu’un environnement stable, des interventions réduites et le respect du rythme de chaque individu participent à diminuer le stress et à favoriser une meilleure longévité.
Une Phidippus peut être observée et appréciée sans être régulièrement manipulée : son bien-être doit toujours passer avant notre envie de contact.
Après un transport, une Phidippus regius peut être stressée, déshydratée ou simplement moins active que d’habitude. Il est donc important de lui laisser le temps de récupérer avant de chercher à la nourrir ou à la manipuler.
À l’ouverture du colis, observez d’abord l’araignée à travers son contenant de transport.
Vérifiez notamment :
• Qu’elle réagit légèrement aux mouvements autour d’elle.
• Que ses pattes ne sont pas totalement repliées sous son corps.
• Que son abdomen ne semble pas anormalement flétri.
• Qu’elle ne présente pas de blessure visible.
• Qu’elle n’est pas coincée dans le matériau de protection.
Une araignée immobile n’est pas forcément en difficulté. Après un transport, certaines restent figées plusieurs heures avant de reprendre une activité normale.
Après le transport, l’hydratation est plus importante que le nourrissage.
Déposez une petite goutte d’eau ou une fine pulvérisation sur une paroi accessible, sans mouiller directement l’araignée. Elle pourra ainsi boire lorsqu’elle se sentira suffisamment en sécurité.
N’utilisez pas de récipient profond dans lequel elle pourrait tomber.
Il n’est généralement pas nécessaire de nourrir une Phidippus dès son arrivée. Laissez-lui d’abord quelques heures, voire jusqu’au lendemain, pour se calmer et s’hydrater.
Si elle est active, que son abdomen est fin et qu’elle ne montre aucun signe de prémue, une petite proie adaptée pourra ensuite être proposée.
Le terrarium doit être préparé et testé avant l’arrivée de l’araignée. Sa température et son humidité doivent déjà être stables.
Le transfert peut être effectué après une courte période d’observation, à condition que la Phidippus ne soit pas enfermée dans une loge épaisse ou en cours de mue.
Si elle a construit une loge dans son contenant de transport, il est souvent préférable d’attendre qu’elle en sorte seule avant de la déplacer.
Placez le terrarium dans un endroit lumineux en journée, mais à l’abri du soleil direct, des vibrations et des passages permanents.
Évitez les manipulations et les ouvertures répétées. Une Phidippus nouvellement arrivée doit pouvoir explorer son environnement et construire sa loge sans être dérangée.
À la réception, les priorités sont simples : vérifier, hydrater, installer dans un terrarium stabilisé et laisser l’araignée récupérer au calme.
Oui. La Phidippus regius est une araignée solitaire. Chaque individu doit disposer de son propre terrarium.
La cohabitation peut entraîner du stress, des blessures ou du cannibalisme, y compris entre deux individus de taille similaire.
La Phidippus regius n’est pas considérée comme dangereuse pour l’être humain. Elle préfère généralement fuir plutôt que mordre.
Une morsure reste néanmoins possible si l’araignée se sent coincée ou menacée. Comme avec tout animal, il faut respecter ses réactions et éviter de la saisir.
Un refus de nourriture peut avoir plusieurs causes :
• Une prémue.
• Un abdomen déjà bien rempli.
• Une température trop basse.
• Un stress lié à un changement de terrarium.
• Une proie inadaptée.
• Le vieillissement chez un individu adulte.
Il faut observer son abdomen, son activité et l’aspect de sa loge avant de s’inquiéter.
Elle peut simplement se reposer, se préparer à muer, digérer ou chercher un endroit calme.
Si la loge devient plus épaisse et opaque, qu’elle refuse de manger et reste enfermée plusieurs jours, une prémue est probable.
Une Phidippus peut construire plusieurs loges dans son terrarium. Certaines servent au repos, d’autres à la mue, à la ponte ou comme refuges temporaires.
Ce comportement est normal tant que l’araignée reste active et que ses paramètres sont adaptés.
Non. Les fils de soie lui servent à se déplacer, à se sécuriser et à retrouver ses chemins.
Il faut éviter de nettoyer intégralement le terrarium ou de retirer ses loges, sauf nécessité sanitaire réelle.
Oui. Une Phidippus peut rester plusieurs jours, voire davantage, sans s’alimenter, notamment avant une mue ou à l’âge adulte.
Il faut surveiller principalement l’évolution de son abdomen, son hydratation et son comportement général.
Elle apprécie un cycle jour/nuit et un environnement lumineux en journée. Une lampe peut être utile dans une pièce sombre et peut légèrement réchauffer le terrarium.
Elle ne doit cependant jamais provoquer de surchauffe. Le terrarium ne doit pas être placé en plein soleil.
Un substrat absorbant peut aider à conserver une légère humidité, mais il ne doit pas rester détrempé.
La sphaigne, la fibre de coco ou certains substrats naturels peuvent convenir, à condition de maintenir une bonne ventilation et de surveiller l’apparition de moisissures.
Pas toujours. Le stade fournit une indication sur son développement, mais deux individus du même stade peuvent avoir des âges différents en raison de rythmes de croissance variables.
Sans date d’éclosion ni suivi précis des mues, il est difficile de connaître son âge exact.
Observer son comportement, son abdomen, sa loge et l’évolution de ses habitudes apporte souvent plus d’informations qu’un chiffre isolé de température, d’humidité ou de fréquence de nourrissage.
La Phidippus regius est une araignée passionnante à observer, mais son maintien demande de respecter son rythme et ses besoins réels.
Un terrarium adapté à son stade, une température stable, une hydratation régulière, une alimentation raisonnable et peu de manipulations permettent de limiter de nombreux problèmes.
Les conseils présentés dans ce guide reposent sur notre expérience quotidienne d’éleveurs, nos observations et le suivi de nombreux individus. Chaque Phidippus reste néanmoins différente : son comportement, son abdomen et ses habitudes doivent toujours être observés avec attention.
Le meilleur maintien n’est pas celui qui multiplie les interventions, mais celui qui offre un environnement stable, sécurisé et adapté à l’araignée.
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Nous concevons et fabriquons nos terrariums en tenant compte du comportement arboricole des Phidippus, de leur stade de développement et de leur tendance à construire leur loge dans la partie haute.
Plusieurs formats sont disponibles afin de faire évoluer leur habitat progressivement, du jeune stade jusqu’à l’âge adulte.